Au temps d'avant, quand j'avais dix-sept ans
Les romans nous parlaient d'inconnus.
On n'osait pas les app'ler par leur nom.
Dans mon lit, je rvais ton prnom.
J'aime ton corps, je regarde encore, c'est joli sur tous les bords.
J'en reviens pas, j'ai vcu sans a, j'bouge pas, faut pas t'rveiller.
Au temps d'avant, on n'tait pas mchant.
On parlait des dames d'un air dgag.
On regardait leur jupon s'envoler, j'm'en souviens, dans le noir, je rvais.
J'aime ton corps, je regarde encore, c'est joli sur tous les bords.
J'en reviens pas, j'ai vcu sans a, j'bouge pas, faut pas t'rveiller.
On s'racontait des histoires, moi j'avais
Des fiances plein les bras, quel bonheur!
Mais j'savais bien qu'j'osais pas t'aborder
Et tout seul, j'te disais "Va t'faire voir!"
J'aime ton corps, je regarde encore, c'est joli sur tous les bords.
J'en reviens pas, j'ai vcu sans a, j'bouge pas, faut pas t'rveiller.
Et aujourd'hui, j'suis pas plus rassur.
J'suis pas sr d'avoir bien tout compris.
Quand j'te dcouvre le matin, au rveil, j'ai envie de te chantonner.
J'aime ton corps, je regarde encore, c'est joli sur tous les bords.
J'en reviens pas, j'ai vcu sans a, j'bouge pas, faut pas t'rveiller.
J'aime ton corps, je regarde encore, c'est joli sur tous les bords.
J'en reviens pas, j'ai vcu sans a, j'bouge pas, faut pas t'rveiller.
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